Compost : pourquoi il ne faut surtout pas y mettre vos épluchures de pommes de terre

Compost

Faire son compost, c’est un geste écolo de plus en plus répandu. Mais attention, tout ce qui est biodégradable n’est pas forcément bon à composter. Certaines épluchures, pourtant fréquentes dans nos cuisines, peuvent faire plus de mal que de bien.

Compostage domestique : pas de place pour la pomme de discorde

Depuis que le compost est devenu obligatoire dans de nombreuses communes, les Français sont nombreux à vouloir bien faire. On investit dans un bac à compost, on trie avec sérieux, on y jette ses déchets organiques, convaincu de nourrir sainement la terre. Mais voilà, une erreur classique persiste : les épluchures de pommes de terre.

À première vue, quoi de plus naturel ? Et pourtant, ces pelures, si banales, peuvent être un vrai nid à problèmes. Elles sont susceptibles de transporter des maladies fongiques, comme la verticilliose, qui peuvent contaminer tout le compost, puis se propager au potager. Résultat : une terre fragilisée et des cultures en danger.

Pommes de terre germées : double peine pour votre compost

On a tous trouvé un jour une patate oubliée, toute fripée, couverte de germes. Et parfois, on se dit : “Autant la jeter au compost, non ?” Surtout pas. En plus de porter des agents pathogènes, une pomme de terre germée peut se remettre à pousser dans le bac. Elle puise alors les nutriments du compost, au détriment des autres matières organiques en décomposition.

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Imaginez un intrus qui siphonne tout ce qu’il y a de bon… Voilà exactement le rôle de cette pomme de terre en pleine renaissance au cœur de votre compost.

Les bonnes épluchures à privilégier

Heureusement, tous les déchets de cuisine ne sont pas à bannir. Il existe une belle liste de restes bienvenus dans votre composteur. Voici quelques exemples sûrs :

  • Peaux de bananes : riches en potassium, excellentes pour le sol.
  • Trognons de pommes et épluchures de carottes : elles se décomposent rapidement.
  • Fanes de radis, de carottes ou d’herbes aromatiques fanées.
  • Épluchures de kiwis, avocats et oignons, même si ces derniers doivent être ajoutés en petite quantité.

L’idée est simple : alterner les matières vertes humides (restes de fruits et légumes) et les matières brunes sèches (carton, feuilles mortes) pour un compost équilibré.

Faire son compost, c’est bien. Mais faire un compost sain et productif, c’est encore mieux. Alors on oublie les pommes de terre (sous toutes leurs formes), on observe l’évolution de son bac, et on n’hésite pas à consulter les guides de l’ADEME ou de son syndicat de gestion des déchets. Car un compost bien mené, c’est la promesse d’une terre fertile et d’un potager généreux, sans mauvaises surprises.

Marie Durand

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